La vente aux enchères a permis de mesurer le travail réalisé par la société du premier producteur du pays, Monsieur WAN. Environ 250 000 perles étaient proposées aux acheteurs venus du monde entier et principalement des pays asiatiques. La délégation dans laquelle figurait le ministre de la Perliculture, Monsieur Michel YIP lui-même perliculteur, a pu apprécier la qualité autant que la diversité des lots.

vente aux enchères de perles de Tahiti par Robert WanDans la soirée, une séance de travail s’est tenue avec la JBP qui joue un rôle important dans la promotion de la perle de Tahiti auprès des acheteurs. Pour accentuer l’embellie dont bénéficie la perle de Tahiti et élargir l’éventail des acheteurs, la JBP s’apprête à lancer une campagne en direction des couples ayant atteint trente années de mariage à travers un concept nouveau : les noces de perles.

Les responsables de la JBP ont dit leur souhait d’obtenir davantage de subventions pour diversifier et renforcer leurs actions. Devant la difficulté à parvenir à un accord, le président TEMARU a encouragé les participants à se retrouver à une date ultérieure avec des propositions chiffrées et argumentées. Il a néanmoins fait remarquer que la société Morinda réalise un très important effort de marketing pour son Tahitian Noni qui profite au renom de la Polynésie sans réclamer d’aides publiques au Pays.

La Polynésie et la JBP ont convenu de ne plus utiliser le nom de Black Pearl. Cette appellation donne une image très restreinte de la perle tahitienne qui est si colorée. D’autre part elle est utilisée par d’autres producteurs comme les Iles Cook, les Marshall ou Fidji. Le choix n’est pas arrêté définitivement, mais le principe est d’identifier et associer la perle polynésienne au nom de Tahiti. Des propositions ont été faites et tournent autour de Tahitian Pearl. Monsieur Oscar TEMARU a proposé Tahitian Paradise Pearl.

vente aux enchères de perles de culture de Tahiti au JaponUn autre point important abordé concerne les ventes à l’extérieur de la Polynésie. Le gouvernement TEMARU et son ministre de la Perliculture estiment en effet que dans ces ventes, les producteurs sont tributaires des acheteurs ce qui tire les prix vers le bas. Leur souci est de valoriser au mieux la perle. Par ailleurs, les ventes à Tahiti créent une plus value pour les entreprises du fenua: Air Tahiti Nui, l’hôtellerie, la restauration, le tourisme et les activités annexes.

« On a laissé l’anarchie s’installer » estime le président du Pays qui souhaite un meilleur contrôle de la commercialisation de la perle. Il encourage les producteurs à se regrouper, notamment les plus petits. Le projet du gouvernement est que les bénéfices de la perle soient mieux partagés et que les intérêts des petits producteurs soient davantage pris en compte. Devant les acheteurs de Kobe qui se sont montrés réservés sur les ventes à Tahiti, Monsieur TEMARU a fait comprendre qu’il ne compte pas bousculer ce qui existe car les réaménagements qu’il compte faire entreprendre demanderont du temps.

Les membres de la JBP ont dit leur satisfaction de voir le président TEMARU s’intéresser à leur travail. C’est en effet la première fois que le chef du gouvernement du pays principal producteur de perles noires assiste à une réunion de la JBP.

Enfin le jeudi 18, la délégation s’est rendue à la foire exposition de la ville qui rassemble négociants et bijoutiers. Elle a pu se rendre compte que les pays producteurs se sont multipliés mais que la perle de Tahiti offre des variations de teintes infinies et que sa beauté reste inégalée. Pour cette raison, elle mérite toutes les attentions des autorités et des professionnels ainsi que des stratégies concertées pour ne plus retomber dans les errances du passé. Tous s’accordent sur ce point : il faut protéger et valoriser ce magnifique produit de notre patrimoine naturel et du travail des Polynésiens engagés dans la filière.

Gouvernement de la Polynésie Francaise

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