La ferme, avec une concession de 5.000 hectares en mer, est située à 5km d'un des autres fermes de la compagnie, dans la région de Palawan. La société a des intérêts dans six fermes en joint-venture, couvrant une surface marine de plus de 30.000 hectares dans diverses zones des Philippines.

Jacques Branellec : « La nouvelle ferme est risquée car elle est située plus au large et est plus exposée à la houle et aux tempêtes. Mais nous pensons qu'on ne pourra pas obtenir de perles d'exception si l'on ne prend pas de risques, et nous souhaitons pousser la qualité de nos perles à ses limites. En possédant plusieurs fermes, nous réduisons toutefois ce risque en ne mettant pas tous nos oeufs dans le même panier : même si une ferme vient à être détruite, notre société sera en mesure d'y survivre. »

La nouvelle ferme, où sont cultivées de huîtres déjà greffées, verra sa première récolte dans deux ans et demi. Pour le moment, le producteur commence avec une densité d'huître expérimentale, mais les volumes seront augmentés par la suite.

La production des Philippines se stabilise à 600 kan

Jacques Branellec a indiqué que la production annuelle des Philippines a été relativement stable, environ 600 kan par an. « Pas loin de 20 perliculteurs opèrent dans le pays. A ce jour, personne ne cherche à augmenter ses volumes de production ; les perliculteurs tentent plutôt d'améliorer la qualité de leurs perles. Malgré une augmentation des coûts de production dus à l'augmentation des prix du pétrole, des nucléi et des machines importées ainsi que celle des coûts supplémentaires liés aux aides apportées par certains perliculteurs aux communautés locales dans le but de préserver l'environnement, aucun perliculteur n'a fait faillite. Tous les facteurs mentionnés précédemment ont augmenté les coûts, mais ces derniers sont toujours suivis de près. »

Pas d'inquiétude face à une croissance de la production

Certains perliculteurs s'inquiètent d'une potentielle surproduction de perles des mers du Sud. La production de l'année 2005 est estimée à 2.000 kan, mais Jacques Branellec ne pense pas que ce soit un sujet d'inquiétude : « 2.000 kan, ce n'est pas grand chose pour les perles blanches et dorées de mers du Sud si on compare ce chiffre à la production de perles à Tahiti. Les perles de Polynésie françaises ont du succès et leur prix se renforcent. Les perles des mers du Sud blanches et dorées (par opposition aux perles noires de Tahiti) sont en général plus chères que les perles de Tahiti, mais on s'aperçoit que toute une série de perles des mers du Sud de différentes qualités, couleurs, formes et tailles crééent et font vivre de nouveaux marchés. »

« Le jour où toutes femmes femmes que l'on croisera dans la rue porteront des perles, il sera temps de parler de surproduction. Tous les efforts des producteurs de perles sont tournés vers les femmes et leur passion pour les perles. Tant que cette passion existe, il y aura toujours de la place pour s'étendre. »

Les perles de 9 à 10mm se vendent bien

Les perles des mers du Sud des Philippines vont de 8 à 17mm, avec une taille moyenne d'environ 11,5mm indique Jacques Branellec. Les diamètres les plus vendus vont de 9 à 10mm, car c'est un bon diamètre pour un premier collier.

L'année 2006 a bien commencé, et la plupart des acteurs de l'industrie s'attendent à une année prospère. « Selon moi, les perliculteurs ne se font pas concurrence. Au contraire, ils ont une philosophie de complémentarité, où le marché est suffisamment grand pour des perles de différentes origines, où chaque pays a sa propre originalité et où il y a une perle pour chaque goût. »

Jewelry News Asia

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