Les participants de cette 22e édition du Prix Golay sont des bijoutiers-joailliers en dernière année de formation, prêts à se lancer dans une carrière professionnelle. Ils ont acquis de solides connaissances des matières précieuses et le savoir-faire du bijoutier, mais ils ne subissent pas encore les conséquences de considérations commerciales ni de «déformation professionnelle» causée par la routine. Ils peuvent profiter pleinement de leur imagination fraîche et de ce moment de grâce et de liberté offert aux professionnels qui se trouvent entre la formation et la pratique du métier.

Ils ont reçu de Golay une perle de culture des mers du Sud, avec le mandat d’interpréter par la création d’un bijou une culture de leur choix. Le résultat est un merveilleux «tour du monde en 62 joyaux» dont chacun représente un point de vue, une inspiration et des sentiments bien personnels.

«Cela rejoint une tendance d’actualité» relève Stefan Bodmer, directeur du concours. «Dans le marché de plus en plus industrialisé de nos jours, les bijoutiers créateurs ont intérêt à ajouter à la valeur esthétique et intrinsèque de leurs œuvres des significations de valeur personnelle. De nombreuses créations soumises au concours montrent l’exemple en toute beauté.»

Dans le cadre du concours, le «client» à séduire n’est pas un consommateur, mais le jury composé de professionnels affirmés du bijou, actifs dans les domaines de la création, du commerce et de la formation. Un notaire assure que les créations sont présentées au jury dans l’anonymat. Golay est sponsor et organisateur du concours, mais n’est pas représenté au jury.

Les prix sont attribués aux créations les plus remarquables selon leur originalité, l’adhésion au sujet donné, le confort à l’usage, la qualité technique de la réalisation et enfin l’évaluation subjective par les membres du jury.

Toutes les créations soumises au concours sont présentées au public durant le salon mondial de l’horlogerie et de la bijouterie BASELWORLD 2006 et lors d’expositions subséquentes.

Grand Prix, doté de 4.000 francs suisses
«Perle et culture digitale» par Aurélie Ledesma

Atelier Pierre Bersier à Lausanne et Ecole des arts décoratifs Genève

Prix Golay 2006  – Perle et culture numériqueCe collier réunit une magnifique perle de culture des mers du Sud – symbole du rêve – et une clé USB – symbole de notre culture numérique – à travers l’or, l’argent et la silicone. L’équilibre esthétique des couleurs et du design très sobre est mis en valeur par le contraste entre les surfaces polies de l’or jaune et la texture fine sur l’argent, finitions que l’on retrouve sur le fermoir fait à la main. L’exécution et toutes les fonctions mécaniques sont irréprochables.

Quand la clé USB est enlevée pour remplir sa fonction technique, le capuchon s’inverse pour joindre le deuxième cordon en silicone et pour dévoiler un petit brillant, la perle prenant alors toute son importance visuelle. L’ensemble offre une touche de glamour digne des plus belles James Bond girls, laissant toute latitude à l’œil scrutateur de fantasmer sur la sensibilité des données stockées sur un support d’aussi noble facture, en un lieu si énigmatique et sexy qu’est le décolleté d’une femme séduisante …

Prix conceptuel, doté de 2.000 francs suisses
«Harmonieusement kitsch» par Charlotte Cochet

Ecole d’art des Montagnes neuchâteloises, La Chaux-de-Fonds

Prix Golay 2006  – Harmonieusement KitschEn mariant le design épuré au «kitsch», cette bague combine deux pôles artistiques représentatifs de la société actuelle. Mais pour réunir sur 4 cm d’aluminium éloxé une perle, une monture en or, une peinture sur Plexiglas et du gazon synthétique, il fallait plus que de l’imagination conventionnelle.

Le disque en Plexi possède une ouverture au centre et deux tiges de connexion. Enfourché sur la bague, il montre les pétales dessinés et le haut de la perle à travers l’ouverture ronde, créant ainsi l’image d’une fleur. L’ensemble forme aussi un écrin protecteur pour la perle. Quand on inverse le Plexi et introduit ses tiges au bas de la bague, la perle et le gazon synthétique sont poussés vers le haut et remplacent ainsi la fleur bidimensionnelle par une fleur en trois dimensions. Dans les deux positions, le disque en Plexi est retenu par des petits aimants.

La création montre que la réalisation d’un concept qui est cohérent jusqu’au bout peut traduire une idée d’apparence farfelue en un mignon bouquet d’expressions gaies, amusantes, osées, poétiques … et harmonieusement kitsch!

Prix Spécial du Jury, doté de 2.000 francs suisses
«Mouvement et danse» par Nicole Grüninger

Furrer-Jacot AG à Schaffhouse et Berufsschule für Gestaltung Zürich

Prix Golay 2006  – Bewegung und TanzLa vie moderne nous immobilise souvent – dans l’ascenseur, dans la voiture, devant les écrans ... – Mais chaque culture apporte aussi le mouvement, sous forme de ses danses préférées.

La perle au milieu de cet ornement de coiffure danse sur sa tige en or blanc, pour faire plaisir à l’observateur et pour l’inciter à bouger, lui aussi.

L’élégance et la dynamique, la beauté féerique et romantique, l’humour et la vivacité de cette création, mais aussi son langage universel et ludique, ont touché les cœurs des membres du jury.

Prix Technique, doté de 2.000 francs suisses
«Oeuf machine» par Renaud Monnier

Ecole d’art des Montagnes neuchâteloises, La Chaux-de-Fonds

Prix Golay 2006  – Œuf machineIl s’agit d’une machine à cultiver les cellules de vie qui animeront tout être vivant.
Forme: l’ovoïde est la forme la plus appropriée à la culture de la vie.
Alimentation: les câbles et leurs prises coniques fonctionnent comme relais alimentaires entre le corps du porteur et les cellules de vie en gestation.
Surveillance: un hublot permet de suivre le bon déroulement de la gestation.
Ouverture: à la fin du processus, la cellule de vie cultivée est extraite par le mécanisme d’ouverture.
Perfection: l’exécution technique de cette œuf machine est tellement parfaite que le bon fonctionnement de la méthode de culture ne fait pas l’ombre d’un doute!
La perle, symbole de croissance naturelle, se trouve au centre de l’attention, d’abord par son exposition derrière le hublot, puis par sa libération de tout élément accessoire.

Prix Golay 2006  – Perle et culture numérique

Perle et culture numérique, Aurélie Ledesma, Ecole des arts décoratifs Genève

Prix Golay 2006  – Perle et culture numérique

Perle et culture numérique, Aurélie Ledesma, Ecole des arts décoratifs Genève

Prix Golay 2006  – Harmonieusement Kitsch

Harmonieusement Kitsch, Charlotte Cochet, Ecole d’art des Montagnes neuchâteloises

Prix Golay 2006  – Bewegung und Tanz

Bewegung und Tanz, Nicole Grüninger, Berufsschule für Gestaltung Zürich

Prix Golay 2006  – Œuf machine

Œuf machine, Renaud Monnier, Ecole d’art des Montagnes neuchâteloises

Communiqué de presse Golay

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