Au début des années 70, quelques pionniers, formés à l'école japonaise, décident d'implanter les premières fermes sur l'archipel des Tuamotu-Gambier. Depuis lors, le secteur de la perle de Tahiti n'a cessé de se développer, encouragé par l'engouement des acheteurs japonais pour ce produit de luxe et par le niveau des prix sur le marché international.

Avec 500 à 700 fermes recensées, la perliculture est non seulement une ressource majeure mais elle joue également un rôle social important en faisant vivre des centaines de personnes aux Tuamotu-Gambier.

De 1995 à 2000, les exportations de perles brutes n'ont cessé de progresser pour atteindre 11,7 tonnes en 2000. L'année 2001 a toutefois marqué un tournant pour ce secteur. Dans un contexte de conjoncture économique difficile, la surproduction combinée à une commercialisation inorganisée a provoqué un renversement de tendance. La quantité de perles exportées a chuté de 8%, le montant des exportations est passé de 20,9 milliards de FCFP à 15 milliards de FCFP et le prix moyen au gramme a perdu 23,3% de sa valeur par rapport à l'année précédente.

En 2002, la quantité de perles exportées s'est élevée à 11,3 tonnes soit une augmentation de 4,8% par rapport à 2001 ; les revenus liés aux exportations se sont maintenus à 15 milliards de FCFP et le prix moyen du gramme a diminué de 1,9%. Les exportations de produits perliers ont représenté 80% du total des exportations.

La situation actuelle reste difficile. Cette crise a conduit le gouvernement de la Polynésie française à adopter une série de mesures destinées à restaurer la confiance des marchés et à assurer à moyen terme la pérennité de cette industrie. Ont notamment été revues les règles de classification, de commercialisation et d'exportation des perles.

elysee.fr

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