Le comité a pour fonctions :

  • de préciser la situation respective des ostréiculteurs et des perliculteurs; et formuler une réglementation distincte pour chacun des deux groupes;
  • d'adopter des mesures de contrôle des prix applicables aux perles localement produites.

Pour la première fois depuis 1990, les exportations mondiales de perles en vrac étaient inférieures en volume à l’année précédente. Certes on s’y attendait du fait des mesures prises par le gouvernement tahitien, tout au long de l’année écoulée, pour améliorer la qualité des perles destinées à l’exportation.

Ces mesures visaient à réduire le volume global des exportations à en relever la qualité en éliminant les rebuts et les perles médiocres. Cette année est la première année complète où l’ensemble de ces mesures auront été en vigueur.

Après plusieurs années de volumes records qui ont augmenté en moyenne de 30 pour cent l’an, la production de perles de Tahiti a plus que triplé depuis 1995. L’an dernier, les exportations de perles en vrac représentaient 10,5 tonnes, soit 900 kg de moins que le record de 11,4 tonnes exporté en 2000. Ce chiffre représente une baisse de huit pour cent et une réduction d’environ 500 000 perles sur les marchés mondiaux.

Au total, les exportations de perles de Tahiti ont atteint l’année dernière un total de 10,7 tonnes, soit une chute de huit pour cent par rapport au volume de 11,6 tonnes exporté en 2001. Ce chiffre comprend à peu près le même volume de perles travaillées — 130 kg.

Indonésie : l’étoile montante ?

Les perles d’Indonésie seraient-elles un concurrent de taille pour celles de Tahiti ?

Les exportations de perles de l’Indonésie ont enregistré une poussée vertigineuse entre 1997 et 2000, triplant en valeur pour passer de 33 millions de dollars américains à près de 100 millions de dollars USD, si l’on en croit une étude réalisée par Alix sur la base des données concernant les exportations mondiales de perles fournies par le Centre français du commerce extérieur.

L’Indonésie a de ce fait affermi sa position en tant que troisième pays exportateur de perles de culture en vrac en 2000, dernière année pour laquelle on dispose de statistiques. Elle s’est ainsi emparée de près de 21 pour cent du marché mondial, contre 18 pour cent en 1999. Plus important encore, la poussée de l’Indonésie s’opère au détriment des autres pays exportateurs et notamment de Tahiti.

Hong Kong : la nouvelle étoile

Environ 94 pour cent des exportations tahitiennes de perles de culture en vrac sont destinées à cinq pays, le Japon et Hong Kong comptant pour 85 pour cent de ces exportations. De toute évidence, Hong Kong est cependant en passe de devenir la destination privilégiée des exportations de perles de Tahiti. L’année dernière, la capitale commerciale chinoise a accru de 46 pour cent sa part des exportations de perles de Tahiti, tandis que celle du Japon a baissé de 16 pour cent.

Les raisons du succès de Hong Kong ne sont guère mystérieuses. Elle est tout simplement devenue le principal marché de réexportation des perles de Tahiti. Ses plus gros clients se trouvent aux États-Unis, mais Hong Kong exporte également au Japon, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Suisse, en Italie et en France.

Perles de Tahiti, bulletin bimensuel

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