Franck Tehaamatai, président de l'Association des producteurs de perles tahitiens (TPP) a indiqué que sur les 169 lots mis aux enchères au début de la semaine, 132 seulement se sont vendus, et encore, moins cher que prévu.

La vente, qui s'est tenue pendant deux jours à l'hôtel Sheraton de Papeete, a rapporté 608 millions de francs CFP (soit 4 735 619 dollars américains). Les perliculteurs avaient espéré 750 millions CFP (5 841 636 USD).

Les acheteurs étrangers qui ont participé à la vente venaient du Japon, de Hong Kong, de France, d'Espagne, d'Australie et de Hawaii.

L'an dernier, TPP s'est lancé dans une opération "d'assainissement" visant à appliquer des critères de qualité stricts afin d'éviter la vente de perles meilleur marché et de moindre qualité. Les producteurs se demandent maintenant s'il ne conviendrait pas de baisser leurs prix.

"Peut-être avons-nous tort, tout compte fait. Nous devrions peut-être baisser nos prix. Mais si ce devait être le cas, je pense que ce ne serait même pas la peine de cultiver des perles. Il y a un plancher au-dessous duquel nous ne pouvons pas descendre", affirme F. Tehaamatai.

Devant ce revers, TPP envisage de constituer un consortium d'achat centralisé qui garantirait des prix minima et attirerait les petits producteurs qui bradent leurs perles.

"Pour l'instant, pris de panique, ils vendent leur production à des prix très bas. Notre projet rendrait toute sa valeur à la perle noire. Il y va de l'intérêt de la perliculture et de toute l'économie qui gravite autour", déclare un porte-parole du TPP.

Flash d'Océanie/CPS

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