Perles de Tahiti, une association de perliculteurs dont l'objectif est de promouvoir la commercialisation de la perle noire dans le monde entier, a fait appel à l'automne dernier au cabinet DJS Marketing Group, basé à Miami, en vue du lancement de la campagne, qui s'est appuyée sur de multiples supports promotionnels (presse, publicité directe par courrier, actions de promotion des perles noires de Tahiti).

Selon DJS Marketing, la campagne, qui évoque le raffinement, la beauté intemporelle et la grande valeur des perles noires, met en avant l'attrait qu'elles exercent sur les femmes et le prestige qu'elles confèrent à celles qui les portent.

"Les femmes veulent porter des bijoux originaux qui attirent le regard", déclare Deborah J. Scarpa, présidente de DJS Marketing. "Notre campagne présentera la perle noire de Tahiti comme un accessoire classique qui complète avantageusement la garde-robe de toutes les femmes".

Cette nouvelle campagne fait suite aux nombreuses initiatives entreprises en 2001 par le gouvernement de Polynésie française, en collaboration avec Perles de Tahiti, dans le but de débarrasser le marché des perles de qualité inférieure, de réduire les exportations de perles tahitiennes, qui n'ont cessé d'augmenter ces quinze dernières années, d'inverser la tendance à la baisse du prix des perles et de rétablir la confiance des professionnels.

Selon Perles de Tahiti, les exportations de perles de Tahiti sont passées de 104,1 kg en 1996 à 11,4 tonnes en 2000. Toutefois, durant la même période, les prix ont accusé une baisse spectaculaire et sont passés de 76 USD le gramme, record inégalé depuis, à tout juste 13 USD le gramme. Aux dires des experts, cette surproduction, conjuguée à l'arrivée massive de perles de qualité médiocre sur le marché, a provoqué la chute des prix et fait un tort considérable à la réputation des perles de Tahiti.

L'action engagée par les autorités locales avait pour objet de favoriser la stabilisation du marché. Il s'agissait notamment : de fixer à 0,6 mm (0,8 mm à compter de juillet 2002) l'épaisseur minimale de la couche de nacre de toutes les perles de Tahiti destinées à l'exportation; de suspendre l'octroi de toute nouvelle concession perlicole dans les lagons de Polynésie française; d'exiger que toutes les huîtres greffées demeurent dans les fermes perlières pendant une période d'au moins 18 mois afin que la couche de nacre atteigne l'épaisseur requise; d'élargir la définition de la catégorie des perles "rejetées", de sorte que les perles proposées aux consommateurs soient moins nombreuses et de meilleure qualité; de durcir les procédures de contrôle douanier afin d'éviter que les pièces rejetées ne soient exportées en contrebande; et d'exiger de tous les exportateurs potentiels de perles de Tahiti qu'ils obtiennent au préalable l'accord du ministère de la Perliculture de Polynésie française.

Le gouvernement a par ailleurs instauré une nouvelle taxe sur toutes les exportations de perles de Tahiti. Elle s'élève à environ 150 CFP (1,25 Euros) le gramme, soit une augmentation de 25 pour cent qui doit permettre de financer en partie la mise en oeuvre des nouvelles mesures de contrôle dont les perliculteurs locaux font désormais l'objet.

Greg Andrews, National Jeweller via L’huître perlière – Bulletin de la CPS

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