Le Pearl Book est, avec le Diamond Book et le Coloured Stone Book l'un des trois livres qui constituent le CIBJO Blue Book (le Livre Bleu).

Le Livre Bleu est un recueil qui définit des standards pour l'évaluation et la nomenclature des diamants, pierres précieuses et perles.

Informer les bijoutiers et détaillants

Le Livre Bleu de la perle propose un lexique exhaustif des différents types de perles et produits en rapport avec l'industrie perlière : perles naturelles, perles de culture et imitations de perles.

Recherche et nouveaux traitements

Le challenge le plus important est d'informer sur ce qui se passe dans l'industrie, en particulier concernant les nouveaux traitements tels que le traitement qui (dé)colore les perles de Tahiti et leur donne une couleur chocolat (nous avons abordé ce sujet ici même il y a quelques mois). Ces produits sont de plus en plus communs, et l'on en voit de plus en plus souvent lors des shows et des expositions. Il devient donc nécessaire de collecter des informations, effectuer des recherches afin d'identifier les traitements afin d'en informer le marché en aval.

Le point de vue d'un spécialiste

Depuis son laboratoire à Bangkok, Ken Scarratt, directeur de la recherche au laboratoire du GIA de Thailande, a indiqué que les traitements infligés aux perles de culture sont très peu documentés ou étudiés, que ce soit par les laboratoires de recherche ou par les acteurs de l'industrie.

L'industrie de la perle est dans la même situation que l'industrie des pierre précieuses ces dernières années, où la recherche tente d'identifier les nouveaux traitements introduits sur le marché. Cependant, les acteurs de l'industrie sont conscients que la divulgation des traitements est un point important et la majorité d'entre eux sont prêts à collaborer avec les chercheurs pour définir les tratements utilisés.

Ken Scarratt : "Nous savons que la décoloration et l'amélioration du lustre sont des procédés courants depuis de nombreuses années. Jusqu'à récemment, très peu de recherches ont été faites pour trouver des caractéristiques qui permettent d'identifier ces procédés. Cependant, les choses changent, et vite : plus de nouveaux traitement feront leur apparition sur le marché, plus ils nous faudra nous concentrer sur l'identification de ces traitements pour nous assurer qu'ils sont bien indiqués par les vendeurs."

En comprenant mieux la nature des traitements, les gemmologues seront plus précis dans leurs descriptions. "Nous pourrons ainsi effectuer des identifications plus détaillées et précises. c'est une bonne chose pour l'industrie et les consommateurs, car la transparence rendra les acheteurs finaux plus confiants."

Ken Scarratt présentera aux participants du prochain congrès de la CIBJO le résultat de ses recherches et celles de son collègue, le Dr. Wuyi Wang, un chercheur du laboratoire du GIA de New York. Ken Scarratt fera également une présentation pour els membres de la commission de la CIBJO pour les perles.

Origine et dénomination des perles

Un des buts est de trouver un moyen d'empêcher l'utilisation illégale de noms de marques ou d'origine dans l'industrie, et la vente de perles sous un nom qui ne leur correspond pas : vente de keshis oude perles d'eau douce sous l'appellation "perles naturelles", etc.

Comparée aux pierres précieuses, l'industrie de la perle de culture n'a pas reçu autant d'attention, mais l'histoire montre que ces points devront être débattus et une certaine pression existe déjà sur les laboratoires, les vendeurs et les détaillants.

Martin Coeroli / Rapaport

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