L’Université travaillera à ce projet en collaboration avec le ministère des activités du secteur primaire du Queensland, le ministère de la mise en valeur des ressources naturelles de Kiribati, le Centre d’aquaculture côtière de l’ICLARM des Îles Salomon et la Commission du Pacifique Sud.

Dans le cadre de ce projet de trois ans qui coûtera 600.000 dollars australiens, les chercheurs étudieront les processus qui interviennent dans la manutention et l’élevage des huîtres perlières à lèvres noires, et se pencheront plus précisément sur les moyens d’abaisser le taux de mortalité élevé des huîtres et d’augmenter la productivité.

L’équipe étudiera également la possibilité de créer des nourriceries protégées en milieu naturel.

Ce projet est financé par l’ACIAR (Centre australien pour la recherche agricole internationale) et sera mené à la station de recherche de l’Université James Cook sur l’île Orpheus.

Il fait suite au projet concernant le bénitier, coordonné par l’Université James Cook et couronné de succès, qui a permis l’élaboration de techniques d’élevage pour la reconstitution des stocks le long de la Grande barrière de corail et dans tout le Pacifique Sud.

Le coordonnateur du projet de développement de la ressource en huîtres perlières des îles du Pacifique, le Pr John Lucas, a déclaré qu’une équipe de chercheurs puiserait dans les stocks naturels d’huîtres perlières à lèvres noires de Kiribati et de Fidji et dans les nourriceries des lagons des atolls de Kiribati.

Il a déclaré que l’élaboration de méthodes simples d’élevage en écloserie et en nourricerie produirait des huîtres pour la culture nacrière ou perlière et le repeuplement.

La production de perles devrait également progresser grâce à l’amélioration des méthodes de greffage et de gestion des stocks d’huîtres.

Le Pr Lucas a déclaré que le projet aurait d’importantes retombées économiques pour les petits pays insulaires du Pacifique, particulièrement Kiribati, les Îles Salomon et Fidji.

Il a rappelé que l’éloignement de bon nombre des petits pays insulaires du Pacifique limite leurs possibilités d’exportation. Pour avoir une chance de réussite, les activités nouvelles doivent être axées sur des produits non périssables ou de valeur élevée; c’est pourquoi le développement de la perliculture paraît extrêmement attrayant.

Dans de nombreux pays océaniens, les stocks naturels d’huîtres perlières ne suffisent pas à alimenter le secteur perlier. En reconstituant ces stocks pour qu’ils puissent supporter une exploitation régulière et alimenter une activité perlière adaptable et économiquement saine, il est possible d’aboutir à d’importants revenus d’exportation.

Le Pr Lucas est le coordonnateur du projet, tandis que le Pr Paul Southgate, maître de conférence en zoologie, fera office de directeur de projet pour l’Université James Cook. M. Hiro Ito, chargé de recherche de la faculté, participera également au projet.

Extrait d’un article de David Russo, publié dans JCU Campus News, volume 6 (2), 1994, page 1.

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