En 1999, un noyau de 3 à 4 bijoutiers est venu se joindre aux exposants polynésiens de foires grand public. On peut penser que cette année, ce programme va prendre de l'ampleur. Des projets sont en cours d'élaboration dans ce sens avec le concours possible du G.I.E. Perles de Tahiti.

D'autre part, un groupement de bijoutiers, l'O.B.J.P.,présidé par Monsieur Thierry AZERAD, s'est constitué en vue de promouvoir une charte de qualité.

Des initiatives individuelles de bijoutiers, visant à constituer un réseau de distribution à l'étranger de leurs créations, voient le jour.

L'accord d'échanges privilégiés entre la Polynésie Française et la Nouvelle Calédonie offrent à nos bijoutiers l'opportunité de conquérir le marché calédonien dès le second semestre de l'an 2000.

Les pouvoirs publics devront, dans ce sens, améliorer l'environnement fiscal et règlementaire. Une première mesure est, dans ce sens, préconisée par les professionnels, à savoir la minoration des droits à l'importation sur les matières premières utilisées par les bijoutiers.La Nouvelle Calédonie nous a d'ailleurs devancé dans ce domaine : raison de plus pour le faire, ne serait ce que pour avoir des conditions de concurrence équitables vis à vis de nos amis calédoniens qui pourront aussi vendre leurs créations en Polynésie Française.

Monsieur Didier SIBANI, bijoutier bien connu, et par ailleurs Président de la section polynésienne des conseillers du commerce extérieur, croit fermement au développement à l'international de la bijouterie polynésienne. Ainsi, il déclarait récemment à l'occasion d'une soiré de prestige avec la maison italienne DAMIANI à Papeete, qu'il fallait passer à une nouvelle phase de valorisation de notre perle de Tahiti. La création d'une véritable industrie de la bijouterie en Polynésie permettrait de doubler nos exportations tout en créant plusieurs centaines d'emplois.

Il y a donc pour cette activité un potentiel extraordinaire de développement. A condition, bien sûr, que pouvoirs publics et professionnels déploient une stratégie cohérente et concertée le plus tôt possible. Oui, l'an 2000 peut être l'année du grand large pour la bijouterie polynésienne...

Service du Commerce Extérieur de Polynésie française

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