Une vingtaine de représentants de quatorze pays et régions producteurs et consommateurs ont participé à cette première convocation.

Dans l’ensemble, les participants ont approuvé la création de l’IPO, mais ont exprimé leur inquiétude quant à son financement et au soutien des grands producteurs de perles, en particulier Paspaley Pearling Co. Pty. Ltd, Australie, qui ne s’est pas fait représenter à la réunion.

La création de l’IPO, à l’initiative du Président de la Confédération internationale de la bijouterie, de la joaillerie, de l’orfèvrerie, des diamants, pierres et perles (CIBJO), et du Directeur général du GIE Perles de Tahiti, Martin Coeroli, est considérée comme la renaissance de l’International Pearl Association, formée en 1994 afin de traiter divers thèmes intéressant le secteur de la perle, depuis la production et la commercialisation jusqu’à la promotion et à la déontologie de la profession.

On se souvient que l’IPA, lancée dans l’enthousiasme général, avait été boycottée par les Japonais et dissoute finalement pour cause de dissensions internes et de mauvaise gestion.

Quelque temps après, M. Tasaki a lancé un groupement similaire, la World Pearl Organisation (WPO) qui, elle aussi, s’est étiolée et a finit par disparaître.

Après ces deux échecs, les sceptiques ont prédit qu’aucun consortium de la perle ne survivrait aux conflits d’égos démesurés ni à l’absence de coopération entre les principales régions productrices et entre les producteurs à la forte personnalité (dont le concours financier devrait être sollicité pour coordonner les activités).

On espère que M. Coeroli sera en mesure de surmonter ces obstacles historiques, d’autant qu’il occupe une position perçue comme neutre à la tête de la CIBJO et que sa compétence d’expert du marketing de la perle est reconnue à l’échelon international.

Selon M. Coeroli, étant que Hong Kong est le centre commercial où sont négociées toutes les catégories de perles, il faut espérer que l’IPO aura son siège dans cette ville et que ses statuts seront déposés d’ici à septembre 2006.

Il a exposé aux participants de la réunion inaugurale les raisons pour lesquelles la création de cette organisation est capitale. “La concurrence acharnée, tant interne qu’extérieure, à laquelle notre secteur est confronté, que ce soit au niveau de la production, de la vente ou de la distribution, ainsi que la fragmentation de notre filière, rendent plus que jamais nécessaire un organisme mondial capable de défendre et promouvoir les intérêts de la perliculture, à l’échelon mondial. L’IPO est l’autorité qui regroupe les principales parties prenantes et entreprises de l’industrie de la perle, et qui en défend et promeut les intérêts à l’échelon international. Organisation moderne, axée sur la clientèle, elle fournit aussi des services clés à ses membres et acteurs, auxquels elle apporte son soutien.”

M. Coeroli a déclaré que la mission de l’organisation consistait à fournir une tribune au secteur de la perle, faire découvrir à la clientèle la beauté particulière et les caractéristiques naturelles des perles, faire mieux connaître les perles aux consommateurs du monde entier et susciter leur enthousiasme et enfin, contribuer à l’essor du secteur tout entier et à la prospérité de ses membres.

Un budget prévisionnel pour la première année, d’un montant de 2,55 millions de dollars É.-U., a été proposé à la réunion.

Tahiti Perles, en Polynésie française, et Jewelmer International Corporation, aux Philippines, étaient les seuls producteurs importants présents à la réunion, qui se déroulait en septembre, au même moment que la foire de la joaillerie et de la montre de Hong Kong.

Paspaley Pearling Co. Pty. Ltd., principal producteur de perles d’Australie, n’était pas représenté, pas plus que les grands producteurs indonésiens de perles des mers du Sud et d’eau douce de Chine.

M. Coeroli affirme qu’il va poursuivre ses efforts pour se mettre en rapport avec l’Association indonésienne de la perliculture (ASBUMI) et avec Robert Sukendy, plus gros producteur indonésien de perles des mers du Sud. Il va également prendre contact avec l’Association de perliculture de Hong Kong et l’Association professionnelle de la perle de Zhejiang, de manière à s’assurer du soutien de l’organisation par le secteur de la perle d’eau douce chinoise.

Un comité directeur composé de représentants de différents a été formé au cours de la réunion et chargé de définir la structure et les modes de financement de l’IPO. Les membres de ce comité sont : Andy Muller (Autore Japan KK), Vidhan Chaudhari (Orient Pearl Co. Pty. Ltd), Yoshihiro Shimizu (Hosei Co. Ltd), Sonny Sethi (Tara and Sons Inc.), David Norman (Aquarian Pearls Pty. Ltd) et Till Schoeffel (Shoeffel GmbH).

Pearl World, The International Pearling Journal (janvier/février/mars 2006) via L'Huître Perlière

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