Il y a deux ans, les recettes réalisées par le secteur perlicole étaient estimées à 4 millions NZD par an. Ce chiffre atteint désormais 5 à 7 millions par an. Ces revenus aident le pays à rembourser les emprunts contractés auprès de la Banque asiatique de développement (BAD). Le problème de Manihiki préoccupe la BAD au point qu'elle souhaite voir la mise en place d'un système de gestion du lagon efficace.

Les Îles Cook devraient obtenir deux prêts de 200 000 NZD, cette année et la suivante, pour mettre en œuvre les deux phases d'un programme de « réglementation et de gestion » de l'industrie perlicole de cette île.

Des perliculteurs inquiets

Le directeur de la recherche auprès du ministère des Ressources marines, Ben Ponia, affirme que les perliculteurs de Manihiki partagent ces soucis. À son avis, les pouvoirs publics n'ont pas vraiment contribué à la gestion de cette activité et, de ce fait, « les perliculteurs se sont dotés eux-mêmes de règles ».

« Beaucoup d'exploitations perlicoles se rendent compte des quantités limites de nacres qu'elles peuvent élever avant d'avoir sur les bras des stocks pléthoriques. Cette abondance peut s'avérer catastrophique. Elle nuit à la qualité du produit, affecte la santé des huîtres et a des conséquences irréversibles sur l'environnement. Elle produit un effet de dominos. »

Selon Ben Ponia, les gens ont attendu que la situation devienne critique à Manihiki pour commencer à s'inquiéter et à prendre des mesures rationnelles. Il précise que des plans de gestion avaient été adoptés par l'île en 1994, mais qu'à l'époque, leur caractère vital n'avait pas été perçu.

Ponia pense que la « filière perlicole a besoin d'une autorité supérieure qui contrôle le secteur sous l'angle de la production ». Le ministère des Ressources marines doit mener une enquête sur le lagon de Manihiki, la semaine prochaine.

Cook Islands News

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