Dans la continuité des actions de recherche engagées depuis 2003 sur la perliculture, le centre Ifremer de Tahiti a bénéficié du soutien financier du pays par le biais du ministère de la Perliculture. La domestication de l’huître perlière entre maintenant dans une phase opérationnelle : les progrès dans les techniques d’élevage en laboratoire permettent d’ores et déjà de produire les familles qui serviront de base au travail sur la sélection génétique selon les critères de couleur des perles et la vitesse de dépôt de la nacre.

Le laboratoire Biotechnologie et qualité des perles a été mis en place pour les recherches sur l’optimisation de la greffe et l’amélioration de la qualité des perles. Les marqueurs moléculaires de minéralisation disponibles ont été utilisés pour comparer des perles de qualité à des perles à défauts (post-doctorat financé par le pays). Les résultats obtenus ouvrent de nombreuses perspectives dans la compréhension des mécanismes de formation des perles.

Le projet de groupement de recherche (GDR) sur l’amélioration de la qualité des perles (Adequa) a été engagé pour quatre ans de 2007 à 2010. L’ensemble des facteurs intervenant dans la formation des perles sera pris en compte par les participants du GDR au moyen d’approches intégrées et pluridisciplinaires (onze partenaires, dont sept universités).

Le programme Perliculture durable (Perdur), dont l’Ifremer assure la coordination scientifique, rassemble toutes les équipes travaillant dans le cadre des recherches sur l’huître perlière en Polynésie française. Il a également été accepté par l’ANR avec un cofinancement État-pays mis en place dans un premier temps pour les deux années 2006 et 2007.

Le réseau de surveillance pathologie des huîtres perlières a confirmé le bon état sanitaire des mollusques bivalves en Polynésie française. Le centre de Tahiti accueille pour cette action un technicien du service de la perliculture (PRL), service qui a fourni également une partie des équipements du laboratoire. Un projet d’action intégrée (PAI) a été obtenu pour mettre en place avec l’Australie le premier réseau d’information sur les maladies des huîtres perlières dans le Pacifique. La thèse sur l’optimisation de captage de naissain de l’huître perlière en lagons d’atolls a débuté en octobre 2006. La méthode d’identification des larves par immunologie a été validée. Le calendrier et les modalités pratiques des interventions sur l’atoll atelier de Ahe ont été définis.

Les liens avec l’université de Polynésie française ont été renforcés. Le nouveau professeur de biologie marine est le directeur de la thèse « Modélisation de la croissance et de la dispersion des larves de l’huître perlière Pinctada margaritifera en lagon polynésien » effectuée dans le laboratoire Domestication de l’huître perlière. Des conventions d’accueil concernant deux maîtres de conférences ont été signées avec l’université pour un travail commun dans le cadre des GDR Perdur et qualité de la perle.

Les perliculteurs ont fait part au ministère de leurs préoccupations concernant les questions de confidentialité et de protection des résultats de la recherche. Ils ont demandé une révision des clauses des conventions en vigueur. De plus, un projet de comité de confidentialité sera préparé pour examiner les propositions de publications dans le domaine sensible de la perliculture.

IFREMER

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