Elles se présentent sous la forme d’un nouveau "Livre bleu de la perle". Le premier chapitre rédigé à ce jour s’attache à définir des règles uniques de classification des perles de culture, quels que soient leur nature et leur pays d’origine. "Appliquer en tout lieu de négoce et de vente au détail une seule et même nomenclature des perles de culture est fondamental pour nos activités", souligne Martin Coeroli. "Elle est indispensable pour rassurer les consommateurs et les mettre en confiance". La participation des acteurs majeurs du marché mondial de la perle était nécessaire pour la bonne fin du projet.

Ainsi, le groupe de travail mis en place a réuni autour de Martin Coeroli des représentants des intérêts japonais, australiens, américains et polynésiens : Shigeru Akamatsu (Japan Jewellery Association), Suzie Jarrell (South Sea Pearl Consortium), Gina Latendresse (American Pearl Corporation) et Raitu Galenon (Gie Perles de Tahiti). Ils étaient assistés de deux membres du Gemological Institute of America qui fait autorité dans le monde des gemmes, pierres et métaux précieux. Le compte-rendu de leurs travaux et propositions a été adressé à chacune des associations membres de la Confédération.

Toutes observations utiles devront être formulées avant la fin du mois de mai. Le groupe de travail a programmé une dernière séance de travail début juin à Las Vegas aux Etats-Unis avant de soumettre ses conclusions définitives à l’assemblée générale de Vancouver. Le président de la Confédération Gaetano Cavalieri attend beaucoup de cet effort de clarification. "Dans un passé récent, nous avons lutté contre les produits d’imitation qui se baptisaient perles et nous avons obtenu gain de cause. Nous sommes engagés aujourd’hui dans une nouvelle campagne pour convaincre les producteurs, les négociants et les détaillants de perles de culture de donner à chacune l’appellation exacte qui lui convient". Ce n’est qu’un début. Gaetano Cavalieri ne cache pas que la route est encore longue pour parvenir à la prochaine étape, celle qui permettra de se mettre d’accord sur des critères communs de qualité. Déjà, "la commission a travaillé vite et bien sur la nomenclature, elle replace notre Confédération au cœur du débat dans la filière perles. Nous avons besoin de tous ses acteurs de par le monde et j’invite à nous rejoindre tous ceux qui croient en des standards bien établis pour préserver la confiance des consommateurs".

La Confédération internationale de la bijouterie, joaillerie et orfèvrerie (Cibjo), créée en 1960, rassemble 160 délégués de vingt-neuf pays. Qu’il s’agisse de perle, diamant ou tout autre gemme et pierre précieuse, elle a mission d’établir des règles et standards internationaux, définir des nomenclatures globales et promouvoir des principes de bonne conduite. La confédération doit intégrer la commission "Ecosoc" des Nations Unies qui veille au développement économique, social et environnemental au niveau supra national.

GIE Perles de Tahiti

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