M. Woonton se trouvait la semaine dernière à Bruxelles, notamment pour formaliser l'adhésion de son pays au groupe des pays 79 ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique), qui avait de facto pris effet l'an dernier.

Le groupe des pays ACP entretient des relations privilégiées avec l'Union Européenne, qui sont principalement régies par l'accord de Cotonou (signé en juin 2000 en remplacement de la série des accords de Lomé).

Au terme d'une entrevue avec le Commissaire Européen pour le Développement, Poul Nielsen, M. Woonton aurait obtenu l'assurance que l'Europe, notamment par le biais de son centre pour le développement des entreprises, dans le cadre de son aide aux pays ACP du Pacifique.

Les domaines concernés seraient ceux de la pêche (avec un éventuel financement d'installations de réfrigération permettant de maintenir la chaîne du froid pour les produits de la pêche, y compris le thon), mais aussi de la perliculture et du tourisme.

Un expert européen du centre pour le développement des entreprise se trouvait récemment dans cet archipel polynésien.

Parmi ses conclusions figure le besoin pour les perles de culture des Cook de gagner en qualité.

La Polynésie française, voisine, a développé ces dernières années une importante industrie perlicole.

Confronté il y a deux ans à une baisse significative de la qualité due à une surproduction et à l'absence de normes, le gouvernement territorial a, depuis l'an dernier, mis en place des mesures strictes imposant des quotas et des normes minima à respecter pour les producteurs, afin de préserver la qualité (et le prix) de ce produit de luxe.

L'aide européenne aux îles Cook en la matière devrait se concrétiser par l'octroi d'un prêt à taux préférentiel, qui passerait par la signature d'une convention de financement avec la Banque Européenne d'Investissement, dont une équipe devrait se trouver aux Cook le mois prochain.

Flash d'Océanie

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